La reprise s'affirme avec le cessez-le-feu, le PIB israélien bondit de 15,4 % au deuxième trimestre
Rebond rapide de l'économie
Le produit intérieur brut réel d'Israël, corrigé des variations saisonnières, a augmenté de 15,4 % en rythme annuel au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, selon les données publiées le 16 par le Bureau central des statistiques d'Israël. Le cessez-le-feu conclu en juin entre les États-Unis et l'Iran a permis à l'activité économique de se redresser.
Au-dessus des attentes du marché
Le chiffre dépasse largement le consensus de 8,3 % établi avant la publication par l'agence américaine Bloomberg. Après la fin février, les frappes de missiles iraniennes ont continué dans tout Israël, et le premier trimestre s'est soldé par une contraction de 2,2 %, sous l'effet des fortes restrictions imposées par les autorités sur les trajets domicile-travail, la scolarité et l'ouverture des commerces.
Reprise des exportations et de l'investissement
Au deuxième trimestre, les exportations ont progressé de 25,2 % et la consommation des ménages s'est également améliorée. Le secteur des entreprises a enregistré une hausse de 16,6 %, et, outre la bonne tenue de l'industrie de haute technologie, qui représenterait environ un cinquième du PIB, la demande intérieure et étrangère s'est aussi orientée vers l'industrie de défense, dont les performances ont été confirmées sur le terrain. Les dépenses publiques ont augmenté de 19,5 %.
La banque centrale relève ses perspectives de croissance
Si le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran se maintient, l'idée que la croissance pourrait encore s'accélérer gagne du terrain. Les attentes sont aussi nourries par une forte diminution de la mobilisation des réservistes, qui devrait atténuer les tensions sur le marché du travail.
Israël connaît une faible croissance depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas en 2023. La main-d'œuvre ayant été mobilisée dans les réserves, tandis que l'accueil des travailleurs palestiniens a été restreint, les pénuries de personnel s'étaient aggravées.
La Banque d'Israël a relevé en juillet sa prévision de croissance du PIB pour 2026 à 4 %, contre 3,8 % auparavant. Elle a expliqué que le cessez-le-feu avec l'Iran permettait aux réservistes de retourner sur leur lieu de travail et desserrait les contraintes sur la main-d'œuvre. En outre, à condition qu'aucun nouveau combat n'éclate contre l'Iran et que les opérations militaires au Liban soient également réduites, elle prévoit une croissance de 5,5 % en 2027.
Bar Clara Mendez McConnon, associée gérante et directrice générale de la société d'investissement israélienne Value Gateway Capital Partners, a déclaré que 'l'économie israélienne se renforce au contraire face aux crises. Elle peut réorienter le capital et les ressources humaines vers des secteurs plus porteurs et générer de la croissance'.
La banque centrale a abaissé ses taux en juillet pour la deuxième réunion d'affilée, portant son taux directeur à 3,5 % par an. Elle a invoqué, entre autres, l'apaisement des pressions inflationnistes liées au conflit avec l'Iran et a laissé entrevoir une nouvelle marge de baisse. Si elle se matérialise, elle constituerait un soutien supplémentaire à l'activité.
Les négociations en vue de mettre fin aux combats avec l'Iran n'ont toutefois pas progressé. Israël poursuit ses opérations militaires au Liban et dans la bande de Gaza, et le scénario de croissance esquissé par la banque centrale reste donc susceptible d'être remis en cause.
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