Washington présente le texte intégral du mémorandum sur la fin des combats avec l’Iran
Un haut responsable américain explique le texte intégral du mémorandum
Un haut responsable américain a dévoilé le 17 le texte intégral d’un mémorandum en 14 points visant à mettre fin aux combats avec l’Iran. Le document précise que l’Iran ne se procurera ni ne développera d’armes nucléaires. Il prévoit une période de négociation de 60 jours et promet, en cas d’accord final, 300 milliards de dollars de fonds de reconstruction ainsi que la levée de 'toutes les sanctions'.
Le détroit d’Ormuz et la question nucléaire
Le responsable a lu le texte en entier aux journalistes, sans publier le document lui-même. Le titre est 'Mémorandum d’Islamabad entre les États-Unis et l’Iran', et il n’aurait pas été modifié après la signature américano-iranienne du 14. À propos de certains articles de presse, un haut responsable du gouvernement a déclaré que 'un document erroné a été rapporté'.
L’ouverture du détroit d’Ormuz commencera après la signature officielle des deux parties. Après la signature, l’armée américaine fera immédiatement avancer la levée du blocus maritime contre l’Iran, qui sera achevée dans un délai de 30 jours. Le côté iranien autorisera également la navigation des navires civils, garantira le passage gratuit pendant 60 jours et poursuivra le retrait des mines. Le texte prévoit aussi des consultations avec l’Iran, Oman et d’autres pays sur la future gestion du détroit.
Sur la question nucléaire, les deux parties seraient convenues de diluer en Iran l’uranium enrichi détenu par Téhéran. 'Sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la dilution sur place est la méthode minimale', indique le document. La prolongation serait possible avec l’accord des deux parties, mais l’accord final visé dans les 60 jours précisera notamment les modalités de traitement.
Levée des sanctions et soutien à la reconstruction
Le texte déclare la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur 'tous les fronts', y compris au Liban, où Israël et le Hezbollah, groupe pro-iranien, sont opposés. Il précise qu’à l’avenir, aucune des parties n’engagera de guerre ni d’opérations militaires, et qu’elles s’abstiendront également de toute menace ou usage de la force.
En cas d’accord final, les États-Unis lèveront 'toutes les catégories de sanctions'. En outre, ils investiront, avec leurs partenaires régionaux, au moins 300 milliards de dollars (48 000 milliards de yens) dans la reconstruction de l’Iran. À titre d’exemple, le document mentionne aussi une proposition d’assouplir les sanctions afin de permettre aux Émirats arabes unis (EAU) de construire une centrale électrique en Iran. La cérémonie officielle de signature est prévue le 19 dans une station de villégiature du centre de la Suisse, en présence du vice-président américain, JD Vance, et du président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Le haut responsable américain a également indiqué que le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait fait savoir à la Maison Blanche que, si les États-Unis obtenaient de l’Iran toutes les concessions qu’ils estiment possibles, ce serait un accord historique.
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