Masayoshi Son ne se laisse pas troubler par la première capitalisation au Japon et accélère ses investissements IA en France
Masayoshi Son, président-directeur général de SoftBank Group (SBG), a déclaré le 1er avril à Paris, lors d’entretiens avec le Nihon Keizai Shimbun et d’autres médias, qu’il ne pouvait pas se réjouir ni s’inquiéter outre mesure du fait que la capitalisation boursière du groupe soit devenue la première du Japon ce jour-là, ajoutant vouloir rester concentré sur la croissance avec une vigilance accrue.
NAV de 65 000 milliards de yens, un cours toujours jugé sous-évalué
SBG accorde une grande importance à sa valeur nette d’actif, ou NAV, calculée en déduisant la dette financière nette de la valeur de ses participations. Masayoshi Son a indiqué que la NAV au 1er avril atteignait 65 000 milliards de yens, estimant que la capitalisation boursière du jour, d’environ 49 000 milliards de yens, restait inférieure d’au moins 30 %.
Investissement pouvant atteindre 75 milliards d’euros en France
SBG a annoncé le 31 mai qu’il construirait un centre de données d’intelligence artificielle en France, avec un investissement maximal de 75 milliards d’euros, soit environ 14 000 milliards de yens. Le 1er avril, lors d’une conférence de presse à Paris avec le président français Emmanuel Macron, Masayoshi Son a déclaré que 'la France pourrait devenir une base d’exportation pour des robots équipés d’IA', soulignant le potentiel du pays comme site de production. Emmanuel Macron a indiqué que le centre de données devrait entrer en service à pleine capacité d’ici fin 2030.
Le premier hub IA européen pour SBG
Le nouveau centre de données constituera le premier site IA de SBG en Europe. Dans une première phase, 45 milliards d’euros seront investis sur les cinq prochaines années pour des installations à Dunkerque, Bosquel et dans d’autres sites du nord de la France. La capacité électrique totale dépassera 3 gigawatts et le projet doit être porté à 5 gigawatts à terme. L’investissement total prévu s’élève à 75 milliards d’euros.
Emmanuel Macron a fait de l’IA l’un des piliers de la renaissance industrielle de l’Europe, notamment en organisant un sommet sur l’IA à Paris en 2025. L’exploitation d’un centre de données nécessite d’importantes quantités d’électricité. Contrairement au précédent gouvernement d’Hollande, qui prônait une réduction de la dépendance au nucléaire, Macron entend poursuivre l’extension du parc nucléaire et s’appuie sur une fourniture stable combinant nucléaire, solaire et éolien, tout en exportant de l’électricité vers les pays voisins de l’Europe.
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