Israël s’empare de Beaufort, dans le sud du Liban, pour la première fois depuis 26 ans
L’armée israélienne étend son offensive dans le sud du Liban
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a indiqué le 31 octobre dans un message publié sur X, anciennement Twitter, que l’armée avait pris le contrôle de Beaufort, un point stratégique du sud du Liban. Il s’agirait de la première fois en 26 ans que la partie israélienne s’empare du site. Israël étend son offensive dans le sud du Liban dans le cadre d’une opération militaire contre le Hezbollah, organisation chiite soutenue par l’Iran.
Beaufort se trouve sur un promontoire à environ 5 km à l’intérieur du territoire libanais depuis la frontière avec Israël, à proximité de Nabatiyeh, principale ville du sud considérée comme un bastion important du Hezbollah. Connu pour son château médiéval, Beaufort, l’armée israélienne a occupé le château et y a hissé le drapeau israélien.
Un impact possible sur les négociations
L’Iran a de facto fermé le détroit d’Ormuz, un axe clé du transport pétrolier, et demande la fin des combats au Liban dans les négociations visant à mettre un terme à la guerre avec les États-Unis. Les mouvements de l’armée israélienne risquent de jeter une ombre sur ces discussions.
Selon des médias israéliens, l’armée israélienne s’était emparée de Beaufort lors de l’invasion du Liban en 1982 et l’avait occupé jusqu’à son retrait en 2000. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré le 29 octobre que l’armée menait des opérations militaires au-delà du fleuve Litani, qui traverse le sud du Liban à environ 30 km de la frontière.
Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur le 17 avril sous médiation américaine. Toutefois, l’armée israélienne semble avoir accéléré son offensive, avec l’aval des États-Unis. Israël et le Liban poursuivent leurs discussions intergouvernementales pour tenter de contenir la situation, mais la partie israélienne estime que le gouvernement libanais n’a pas la capacité de maîtriser le Hezbollah et n’a pas assoupli son opération militaire. Le premier ministre libanais Salam a critiqué le 30 mai l’offensive israélienne, affirmant qu’elle n’était pas seulement une violation de la souveraineté, mais aussi une tentative d’effacer l’histoire du Liban.
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