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Négociations États-Unis-Iran: le bras de fer se poursuit sur le nucléaire et Ormuz

Négociations États-Unis-Iran: des divergences persistent sur le nucléaire et le détroit d'Ormuz

Vers une accélération via la médiation pakistanaise

Les négociations visant à mettre fin aux combats entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent, les deux camps continuant à se livrer à une intense partie de bras de fer. L'agence Student News d'Iran a rapporté le 21 que l'écart entre les deux pays s'était dans une certaine mesure réduit, mais qu'aucun nouveau progrès n'était possible tant que les États-Unis ne renonceraient pas à la 'tentation de la guerre'.

L'Iran étudierait une proposition américaine transmise par l'intermédiaire du Pakistan, pays médiateur. Selon Reuters, un haut responsable iranien a déclaré le 21 que l'écart s'était resserré, mais que les discussions restaient dans l'impasse sur l'enrichissement de l'uranium et la gestion du détroit d'Ormuz. Téhéran chercherait à obtenir des concessions de Washington en s'appuyant sur la question nucléaire.

Interrogé le 21 par des journalistes sur sa volonté de faire des concessions à l'Iran dans le cadre des pourparlers, le président américain Donald Trump a déclaré: 'Nous négocions en ce moment même. Voyons ce qu'il en ressort.' Il a ainsi laissé entendre que les discussions entraient dans leur phase finale. Selon les médias iraniens, le chef des forces armées pakistanaises, le maréchal Asim Munir, doit se rendre prochainement en Iran, ce qui pourrait ouvrir la voie à une coordination plus poussée. Le 20, le ministre pakistanais de l'Intérieur, Naqvi, a rencontré le président iranien Pezeshkian et échangé sur les derniers développements entre Washington et Téhéran.

Le nucléaire, principal point de friction

L'axe central des négociations reste le dossier nucléaire iranien. Le différend porte en particulier sur le sort des stocks d'uranium hautement enrichi présents en Iran. Washington demande leur évacuation hors du pays, estimant qu'ils peuvent être détournés à des fins militaires. Le 21, M. Trump a déclaré: 'Nous l'obtiendrons. Ils ne le garderont pas.'

Téhéran, de son côté, aurait proposé de diluer ces stocks sur son territoire. Reuters a rapporté le 21, citant deux responsables iraniens, que le guide suprême Mojtaba Khamenei avait ordonné que l'uranium hautement enrichi ne soit pas sorti du pays. Dans une déclaration fin avril, Khamenei avait expliqué que 'le peuple iranien considère les technologies nucléaires et de missiles comme un atout national'.

Khamenei aurait été blessé lors d'attaques menées par les États-Unis et Israël et n'est pas apparu en public. En avril, il avait toutefois été rapporté qu'il était en convalescence tout en participant aux discussions avec Washington. Depuis mai, les médias relayant des informations sur ses activités, notamment sa rencontre avec le président Pezeshkian, se sont multipliés.

Renforcement du contrôle dans le détroit d'Ormuz

Alors que l'Iran affiche sa volonté de ne faire aucune concession sur le nucléaire, il met en place un dispositif de contrôle du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, qu'il contrôle de facto. L'Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA), créée par l'Iran pour superviser le passage dans le détroit, a publié le 20 sur les réseaux sociaux une carte délimitant sa zone de contrôle.

Sur cette carte, la limite ouest est définie par une ligne reliant l'extrémité de l'île iranienne de Qeshm à Umm Al Quwain, dans le nord des Émirats arabes unis (EAU), tandis que la limite sud relie le mont Mobarak en Iran à Fujairah, à l'est des EAU. Fujairah est un important terminal d'exportation de brut des EAU. La PGSA affirme que tout passage dans le détroit nécessite une coordination avec les autorités iraniennes et qu'un transit sans autorisation est illégal.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré le 21 aux journalistes que la perception par l'Iran de droits de passage dans le détroit d'Ormuz était 'totalement illégale'. Il a ajouté que la Chine s'opposait également à cette mesure et a souligné qu'aucun pays dans le monde ne soutenait un tel système de péage. Il a aussi estimé que toute avancée de l'Iran dans cette voie rendrait un accord difficile. Le même jour, M. Trump a lui aussi jugé cette mesure 'indésirable', affirmant que 'c'est une route maritime internationale'.

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